La draft 2021 est l’une des plus attendus depuis des années. Certains prospects sont examinés à la loupe depuis années avant leurs arrivées dans la grande ligue. Il serait trop long de de parler correctement de tous, c’est pour cela que nous allons nous concentrer sur les trois meilleurs joueurs de la draft. Bien sûr c’est une estimation et nous ne savons pas ce qu’ils deviendront à l’avenir, néanmoins ils ont la capacités d’atteindre un jour les plus grands. Trêve de bavardage et commençons :
Cade Cunningham
Statistiques à l’université : 20,1 points/ 6,2 rebonds/ 3,5 passes
Poste : Meneur/ Arrière porteur de balle
Place : Attendus par tout le monde Top 1
Il est le joueur le plus attendu depuis des années. Déjà aperçu avec l’équipe u19 de Team USA, Cade impressionnait déjà par sa maturité et son talent. Fort dès le lycée, c’est cette année, à l’université que le meneur allait être mit au défi. Face à des joueurs de son niveau, il devait montrer s’il en était vraiment capable. Et c’est sans difficulté qu’il posa son statut de meilleur joueur de la draft. Facilitateur pour ses coéquipiers, Cade est un formidable passeur surtout en transition. Toujours à l’affût d’une passe possible, le danger est permanent pour ses adversaires. Si ce n’est pas la passe, Cunningham utilisera sa taille (2m03) pour passer au dessus de ses défenseurs ou utiliser son corps pour se créer un espace de tir.
Car en effet, le meneur est une menace peu importe où il est sur le terrain. Trois points, jump-shot à mi-distance, au poste ou encore en catch-n-shoot. Son shoot est fiable et il le sait. Le joueur de Oklahoma est très souvent doublé pour arrêter un peu la machine. Rien d’étonnant quand vous shootez à 62 % à mi-distance. L’attaque n’est pas son seul point fort, en défense Cade est dur sur l’homme. Étant la plupart du temps plus grand et plus musclé que son adversaire direct, il est facile pour lui d’encaisser les coups et rester collant. Un véritable parasite dont il est difficile de se débarrasser. Mais il doit encore faire des progrès pour être plus dominant en défense.
Parfois laissé sur la piste de départ à cause de son manque d’explosivité, la défense globale est alors mise à mal. Ce manque d’explosivité est aussi visible en attaque, malgré un bon toucher, le meneur manque d’une finition au cercle plus sûr. Le dunk serait alors une solution plus que nécessaire. Les seuls point faibles que rencontre le joueur sont ce manque de vitesse et explosivité lui faisant défaut d’un côté comme de l’autre du terrain. Néanmoins il est très facile pour lui d’y travailler en NBA pour s’adapter dans cette ligue de sur-humains. Son ball-handling est par ailleurs pointé du doigts, il est aussi à travailler, histoire de ne pas devenir un boulet pour son équipe dans certains moments importants.
Équipe Possible : Detroit Pistons
Jalen Green
Statistiques en G-league : 17,9 poins/2,8 passes/ 4,1 rebonds
Poste : Meneur/arrière
Place : Top 2 pick
Jalen Green est la star par excellence, avant même d’avoir foulé les parquets de la grande ligue, il fait déjà parler de lui comme une pépite. Green n’a pas prit le chemin habituel, après avoir finit le lycée, l’étudiant a préféré s’engager en G-League. Une seconde league où de nombreuses équipes placent leurs jeunes athlètes pour qu’elles s’améliorent ou bien pour des joueurs de montrer leurs capacités à être dans une équipe NBA. Le niveau y est bien supérieur qu’en université par le fait qu’il y est des joueurs d’expériences et la plupart voyant leur avenir dans le basket. Pour la jeune star c’était un parfait entraînement avant le grand saut. Et ça n’a pas raté. Jalen Green s’est éclaté et a pu montrer que son talent était certains.
Son plus gros point fort est son explosivité. Avec de la dynamite dans le mollet, le joueur est capable de finir n’importe qu’elle alley-oop ou passe en transition. Peu utilisé ainsi, le meneur est très intelligent off-ball pour se balader dans la défense et rapidement semer son adversaire. Il peut alors finir de la manière qu’il veut et c’est souvent par un dunk somptueux. Comme dit auparavant, Green est majoritairement utilisé comme meneur/ arrière portant souvent la balle. Pas anodin lorsqu’on voit son large panel de drible et sa capacité à tirer dans n’importe qu’elle situation. Plus adepte de marquer près du cercle où son équilibre en l’air et son explosivité lui permettent de finir très facilement, il peut néanmoins dégainer très vite.
En sortie de dribble ou bien en catch-and-shoot, le joueur ne manque pas de confiance en lui. Malgré des pourcentages plus bas que la moyenne, sa mécanique et la confiance qu’il à rassure. Il s’est quand même comparé à Kobe Bryant….Il monopolise l’attention des défenseurs et se retrouve souvent être la cible numéro 1 en attaque. Mais ce n’est pas un grand problème pour lui, il adore ça et utilise ceci pour distribuer la belle intelligemment et dans les meilleures conditions.
Moins visible que sur Cunningham, Green peut facilite l’attaque grâce à ses dribbles et le menace permanente qu’il représente. Ses plus gros défauts se passe de l’autre côté du terrain, en défense. Malgré une explosivité ahurissante, le joueur utilise assez mal cet avantage en défense. Souvent prit de cours sur les drives ou des close-outs ratés, Green est facilement mit à l’amende. Les adversaires profitant de ses grosses lacunes défensives. Le joueur d’Ignite va devoir faire de gros progrès en défense pour ne pas devenir un poids pour son équipe et être ciblé par les équipes en NBA.
Cette amélioration commence par la prise de masse et la musculation pour être au niveau physiquement. En espérant que cela suffise. Le second bémol est sa régularité au tir, comme nous l’avons évoqué plus tôt. Néanmoins, peu d’analystes se font de soucis là-dessus et sa capacité à trouver de meilleurs shoots en NBA.
Équipe possible : Houston Rockets
Evan Mobley
Statistiques à l’université : 16,4 points/8,7 rebonds/ 2,9 blocks
Poste : Pivot/ Aillier fort
Place : Top 3 pick
Evan Mobley est le pivot moderne par excellence. Haut de son 2m13, Mobley peut marquer de plusieurs manières et défendre presque tous les postes. Rapide sur ses jambes et habile de ses mains, cette capacité à être aussi polyvalent est dû à son QI basket au-dessus de la moyenne. Mais parlons tout d’abord de sa défense. Mobley est capable de défendre presque tous les postes. Son envergure lui permet de très facilement gêner les joueurs, tout en ne se mettant pas en danger. Il n’a pas besoin de ressortir complètement pour les shooteurs mais simplement close-out assez pour gêner avec ses bras. Son instinct est très affûté pour prédire les tirs de ses adversaires, que cela soit à trois points ou au poste.
En effet le plus gros points fort du pivot et sa capacité à défendre l’arceau. Bon sens du timing, ce n’est pas pour rien qu’il se retrouve à presque 3 contres par match. Il compense son physique parfois trop léger par son intelligence au contre. Le joueur de USC comprends parfaitement le jeu et lui permet de défendre parfaitement dans de multiples situations. Comme sur pick-and-roll où il crée une double contrainte, il peut défendre la passe sur le roller et contrer le shoot pour le tir sur pick-and-pop.
Néanmoins, en attaque aussi Evan s’est fait remarquer. Très bon sur PnR pour retarder le joueur et finir comme il se doit au panier. Son jeu au poste est encore à travailler mais montre de vrais facilités qu’à le joueur pour scorer. Il peut jouer dos au panier, enrouler son joueur ou bien utiliser son hook comme il le veut. Et même de ce côté du terrain le pivot se montre très moderne dans sa vision du jeu. Bien qu’il fasse 2m13 il peut prendre la balle et orchestrer une contre-attaque dès l’obtention du rebond. Mobley n’a pas peur de tenir la balle pour se créer son shoot ou distribuer la balle correctement.
Même si cela montre un des défauts qu’à le joueur, son shoot très irrégulier. La mécanique n’est pas mauvaise, seulement elle a besoin d’être régulière pour devenir une véritable menace à trois-points et encore plus à mi-distance. Chose réglable d’autant plus que le joueur arrive avec une réelle base. L’autre inquiétude vient de son physique. Mobley est trop léger et peut parfois paraître trop faible face à de réel pivot. On peut se demander comment il fera face à des athlètes NBA comme Jokic ou Embiid. Il va devoir travailler là-dessus pour se renforcer et pouvoir être interchangeable entre le poste 4 et 5.
Équipe possible : Cleveland Cavaliers
La liste est encore longue de jeunes joueurs à suivre, mais ces trois à risquent d’être très présent ces prochaines années dans les médias. Ils ont les capacités de devenir de véritables stars et marquer leur temps. Et vous, quel joueur attendez-vous l’année prochaine ?
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