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[CRITIQUE D’ALBUM] SCH – JVLIVS

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Ça fait déjà quelques semaines que SCH a livré « JVLIVS« . Album-événement de l’année de la scène rap francophone, il a été longuement attendu pour être finalement validé par tous ses auditeurs. Après la perte de son père, un changement de label et la réapparition de Guilty du Katrina Squad à la prod, le S a réussi à faire disparaître notre nostalgie pour « A7« . Retour sur le retour de SCH.

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vendredi 19 octobre – « JVLIVS » est dans les oreilles de tous. L’oeuvre quasi-cinématographique (rappelez-vous du court-métrage « Absolu Tome 1 » sorti la veille) se ponctue d’une intro et d’ interludes récités par José Luccioni, voix française d’Al Pacino. Pour commencer, SCH installe bien évidemment son décor dans les rues de Marseille. Mais les guitares aux sonorités latines et son éternel amour pour l’Italie du Sud nous soufflent que c’est une ode au paysage méditerranéen tout entier. Pendant toute la durée d’écoute du projet, l’air iodé ne quitte jamais nos narines.

L’album démarre avec « VNTM » où le rappeur annonce d’emblée qu’il veut «reprendre son rrain-té» (référence à la création de son propre label « Maison Baron Rouge » pour enfin voler de ses propres ailes).  Une déclaration qui s’accompagne d’une instru ultra violente qui aura marqué Twitter :

« Pharmacie« , « Tokarev » et « Otto » se suivent et forment ensemble un concentré de force et de violence lyrique posée sur des prods on ne peut plus sombres. On retrouve le flow saccadé et machiavélique du Numéro 19 qui nous avait tant manqué. Les sons se succèdent de manière hyperfluide et cohérente et tous les éléments sont à leur juste place.

Le style d’écriture de SCH est simple mais tellement percutant et imagé qu’on peut dire que sa plume dessine plus qu’elle n’écrit. Katrina Squad et le S peignent ensemble l’histoire de « JVLIVS » et leur travail se confond merveilleusement bien l’un dans l’autre. Le grand banditisme, l’argent sale, la figure paternelle, les souvenirs d’enfance… L’atmosphère créée pour chaque son est d’une précision époustouflante. Mais analyser les morceaux un à un ne ferait que parasiter votre expérience personnelle de l’oeuvre. C’est pourquoi on vous propose de la (re ?)découvrir dans son intégralité :

Le coup de cœur : « JVLIVS » s’achève en apothéose avec « Bénéfice« , outro d’album la plus touchante et chargée en émotions depuis « Jusqu’au dernier gramme » de PNL. La prod est divinement aérienne et nous ouvre une porte vers l’intimité de Julien Schwarzer. Après tout ce qu’il vient d’évoquer, le jeune homme n’a finalement envie que d’une chose : que sa mère lui dise « Mon fils, t’es un homme. »

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